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Fati-Rose / Kinou

  

Où l'on parle un peu de moi, de ma princesse berbère, et du Maroc avant tout... Mais pas seulement !




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TEXTE DU JOUR



Le bonheur ne s'écrit pas, il est comme les étoiles filantes :
celui qui ne le voit pas ne le verra jamais.


Hafid Aggoune



Vendredi 19 octobre 5 19 /10 /Oct 15:42

Les bijoux berbères

Les bijoux sont le symbole de l'Amazighité

Le bijou complément indispensable du costume, joue un rôle essentiel dans la vie sociale féminine. Les bijoux citadins, en or ou en argent doré, finement ciselés, ajourés, filigranés, rehaussés de pierres ou de perles, rappellent les bijoux de l'Andalousie médiévale. Les bijoux ruraux, en argent, aux motifs plus austères mais de formes très variées, témoignent des influences espagnoles et africaines qui se sont mélées sur le sol berbère.
La fabrication restant le plus souvent traditionnelle, c'est près d'une simple forge dans laquelle les braises sont rougies par un petit soufflet, que les bijoux sont travaillés avec art sur une minuscule enclume.

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Le Filigrane
Fils de métal torsadés, aplatis et enroulés en de fins motifs ajourés; employé par les bijoutiers d'Essaouira et de Tiznit.
La Nielle
Incrustation d'émail noir; fréquente dans les pièces anciennes, se perpétue sur le versant Sud de l'Anti-Atlas.
Le Cloisonné
Motifs en émail ou en pâte de verre de couleur, sertis de minces parois de métal; cette technique importée d'Andalousie s'est conservée dans le Souss.

Les bijoux citadins :

Bijoux féminins
Ils sont généralement en or finement ciselé de motifs, floraux pour la plupart, très légèrement creusés; rehaussée de pierres précieuses souvent en cabochon (émeraudes, diamants, grenats, rubis très clairs dits de "Fès"), ils peuvent atteindre une grande magnificence.
Bijoux masculins
Les hommes préfèrent un métal plus simple que l'or, comme l'argent.


Les bijoux ruraux:

A la campagne, dans le Sud surtout, le goût pour la parure est très vif, et les bijoux berbères ont une somptuosité incomparable. Les plus beaux sont en argent, d'autres sont en bronze; mais, si humble que soit le métal, et malgré la profusion des breloques, ils gardent toujours une grande noblesse. Ils sont d'une exceptionnelle pureté de lignes, avec leurs dessins géométriques et parfois quelques motifs floraux. La verroterie et la cire de couleur y remplacent souvent les gemmes et l'émail.
Lieux de production
L'art du bijou d'argent s'est concentré dans le Souss : Tiznit, Inezgane,Taroudannt sont connues pour leur souk des bijoutiers où sont vendues de belles pièces anciennes. On trouve à Guelmim des bijoux sahariens.


Les parures de fêtes :

Fibules
Portées par paires et reliées par une chaîne à laquelle sont suspendues des breloques à valeur protectrice, les fibules servent à fixer le vêtement au niveau des épaules.
Serdal
Porté surtout dans le Moyen Atlas, le serdal est un frontal fait de pièces de monnaie et de bâtons de corail, cousus sur un bandeau de laine ou de soie.
Bijoux "de poitrine"
Plaques d'or enchâssées de pierres, ou larges colliers en dégradés formés de rosaces assemblées par des boules en or
Le lebba
Collier très ancien fait de longs pendants couvrant la poitrine, et le taj diadème composé de plaques décorées s'articulant sur des chaînettes ou des charnières, ou bien posées sur un bandeau enrichi de perles, parent l'épouse dans les grands mariages.


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Le bijou Amazigh

Depuis l'antiquité, dans tout son art, il reflète l'histoire de cette grande civilisation. Sa fabrication est toujours faite selon deux techniques. La première consiste en le moulage et le découpage du bijou ; elle est répandue dans toute l'Afrique du Nord. La deuxième, la bijouterie émaillée, introduit les pierres (ambre, corail, verroterie, etc.) ; on ne la trouve que dans trois régions : A Tiznit, en grande Kabylie et enfin à Moknine et à Djerba (Tunisie).

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L'orfèvrerie nord-africaine, s'étant d'abord développée dans le monde rural, a principalement utilisé l'argent. A l'origine un choix économique, l'argent est devenu la caractéristique du bijou amazigh. On définit généralement un bijou comme étant un "petit objet précieux" (Petit Robert), mais le bijou amazigh se distingue à tel point qu'il ne rentre pas dans cette définition. Il est effectivement souvent de grande taille et frôle parfois l'exagération. D'ailleurs certaines pièces sont d'autant plus appréciées qu'elles atteignent des dimensions considérables. Par exemple les fibules (Tizêrzâi) souvent "triangulaires, ont une tête démesurément élargie" et peuvent peser plus de un kilogramme. "Les broches circulaires de Kabylie (Tabzimt) ont [un très grand diamètre] et pèsent jusqu'à huit cents grammes" (Berbères aux marges de l'histoire, G. Camps).

Les pierres dans le bijou ne viennent pas seulement pour le rehausser, mais elles en constituent parfois la pièce principale, c'est notamment le cas des pierres d'ambre (Luban) dans les colliers. Les femmes amazighes se parent de la tête aux pieds. Elles portent presque toujours les bijoux par paires. Ainsi la démesure n'est pas seulement dans la dimension mais également dans la quantité. On le remarque chez la jeune mariée, dont le trousseau peut renfermer jusqu'à plusieurs coffre de bijoux. A la quantité s'ajoute la diversité. Il est vrai qu'il existe plusieurs sortes d'accessoires. Les boucles d'oreilles, que l'on retrouve dans toutes les civilisations, ont une grande importance chez les Imazighen. La femme les porte à différents niveaux de l'oreille, d'où les différents types : Douah, Boukanat, Tixrsin... Les bracelets se portent toujours par paires. Ce sont soit des simples anneaux d'argent (Abzg), soit des anneaux plus larges, incrustés de pierres et se fermant par une chaînette (Tanbailt). Chez les Touaregs, l'héritage de leurs ancêtres est plus marqué. Les bracelets sont ainsi en une pierre, la stéatite. Dans la région de l'Adrar Air, les hommes travaillent la pierre quasiment sur son lieu d'extraction. Quant aux colliers, ils sont d'une grande beauté ; très chargés, ils recouvrent toute la poitrine. Au Maroc, ils se composent de grosses pierres d'ambre (Luban) qui leur donnent encore plus de force et de lourdeur. Ils peuvent également être constitués de clous de girofle ou de pâtes parfumées. Les fibules (déjà citées) et les chevalières (axellal) sont des bijoux typiquement amazighes. Le front est lui garni par tazra qui met en valeur les yeux comme le visage.

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Plus qu'un objet ornemental pour la femme, le bijou est son seul véritable patrimoine. Il peut également avoir un rôle sacré et prophylactique (qui protège des maladies : luban, talismans, etc.) Il est communément décrit comme étant essentiellement en argent, mais il convient de préciser que dans le monde urbain, notamment sous le règne de Yuba II, les femmes portaient uniquement des bijoux en or. L'orfèvrerie amazighe est un art-artisanat, qui sculpte le métal lui donnant des formes presque magiques aux couleurs vives. Ainsi le bijou amazigh dans toute sa splendeur, sa diversité et sa force a su défier le temps.

Source : TamaZight.biz

Par Kinou - Publié dans : Art et culture
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