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Fati-Rose / Kinou

  

Où l'on parle un peu de moi, de ma princesse berbère, et du Maroc avant tout... Mais pas seulement !




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TEXTE DU JOUR



Le bonheur ne s'écrit pas, il est comme les étoiles filantes :
celui qui ne le voit pas ne le verra jamais.


Hafid Aggoune



Samedi 10 novembre 2007


Musset, c'est aussi, et pour moi c'est surtout de la prose géniale, un style unique, la perfection dans la synthaxe. Pas seulement des poèmes badins, mais des nouvelles comme "Emmeline", décrit par Balzac comme un chef d'oeuvre de la littérature moderne, et je suis d'accord ( Balzac se moque que je sois d'accord avec lui, je sais )...
J'ai trouvé dans une autre nouvelle de Musset, "Croisilles", un passage qui m'a plus qu'interpelé. Je le livre à ceux et celles qui pourraient mal interpréter mes réactions vives, mon sang trop bouillant et mon caractère trop entier. Je suis tout le contraire d'un dissimulateur, je réagis à tout comme je le sens, la raison n'est pas mon moteur, je suis un livre ouvert...
Faty le sait plus que d'autres, elle l'a compris et accepté mieux que personne, je lui en sais gré. S'il est vrai qu'il n'y a pas d'amour, seulement des preuves d'amour, merci pour toutes ces preuves que tu me donnes chaque jour, ma Rose, c'est plus qu'un homme peut raisonnablement espérer.
Voilà qui est dit...

Emmmeline, d'Alfred de Musset, extrait :

"Les étourdis ont un heureux défaut : ils se désolent aisément, mais ils n'ont même pas le temps de se consoler, tant il leur est facile de se distraire. On se tromperait de les croire insensibles ou égoïstes ; ils sentent peut-être plus vivement que d'autres, et ils sont très capables de se brûler la cervelle dans un moment de désespoir ; mais, ce moment passé, s'ils sont encore en vie, il faut qu'ils aillent dîner, qu'ils boivent et mangent comme à l'ordinaire, pour fondre ensuite en larmes en se couchant. La joie et la douleur ne glissent pas sur eux ; elles les traversent comme des flèches ; bonne et violente nature qui sait souffrir, mais qui ne peut mentir, dans laquelle on lit tout à nu, non pas fragile et vide comme le verre, mais pleine et transparente comme le cristal de roche."


par Kinou publié dans : Nos messages
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