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Fati-Rose / Kinou

  

Où l'on parle un peu de moi, de ma princesse berbère, et du Maroc avant tout... Mais pas seulement !




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Essaouira              Marrakech                  Safi                   Ouarzazate

TEXTE DU JOUR



Le bonheur ne s'écrit pas, il est comme les étoiles filantes :
celui qui ne le voit pas ne le verra jamais.


Hafid Aggoune



Vendredi 19 octobre 2007

Les bijoux berbères

Les bijoux sont le symbole de l'Amazighité

Le bijou complément indispensable du costume, joue un rôle essentiel dans la vie sociale féminine. Les bijoux citadins, en or ou en argent doré, finement ciselés, ajourés, filigranés, rehaussés de pierres ou de perles, rappellent les bijoux de l'Andalousie médiévale. Les bijoux ruraux, en argent, aux motifs plus austères mais de formes très variées, témoignent des influences espagnoles et africaines qui se sont mélées sur le sol berbère.
La fabrication restant le plus souvent traditionnelle, c'est près d'une simple forge dans laquelle les braises sont rougies par un petit soufflet, que les bijoux sont travaillés avec art sur une minuscule enclume.

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Le Filigrane
Fils de métal torsadés, aplatis et enroulés en de fins motifs ajourés; employé par les bijoutiers d'Essaouira et de Tiznit.
La Nielle
Incrustation d'émail noir; fréquente dans les pièces anciennes, se perpétue sur le versant Sud de l'Anti-Atlas.
Le Cloisonné
Motifs en émail ou en pâte de verre de couleur, sertis de minces parois de métal; cette technique importée d'Andalousie s'est conservée dans le Souss.

Les bijoux citadins :

Bijoux féminins
Ils sont généralement en or finement ciselé de motifs, floraux pour la plupart, très légèrement creusés; rehaussée de pierres précieuses souvent en cabochon (émeraudes, diamants, grenats, rubis très clairs dits de "Fès"), ils peuvent atteindre une grande magnificence.
Bijoux masculins
Les hommes préfèrent un métal plus simple que l'or, comme l'argent.


Les bijoux ruraux:

A la campagne, dans le Sud surtout, le goût pour la parure est très vif, et les bijoux berbères ont une somptuosité incomparable. Les plus beaux sont en argent, d'autres sont en bronze; mais, si humble que soit le métal, et malgré la profusion des breloques, ils gardent toujours une grande noblesse. Ils sont d'une exceptionnelle pureté de lignes, avec leurs dessins géométriques et parfois quelques motifs floraux. La verroterie et la cire de couleur y remplacent souvent les gemmes et l'émail.
Lieux de production
L'art du bijou d'argent s'est concentré dans le Souss : Tiznit, Inezgane,Taroudannt sont connues pour leur souk des bijoutiers où sont vendues de belles pièces anciennes. On trouve à Guelmim des bijoux sahariens.


Les parures de fêtes :

Fibules
Portées par paires et reliées par une chaîne à laquelle sont suspendues des breloques à valeur protectrice, les fibules servent à fixer le vêtement au niveau des épaules.
Serdal
Porté surtout dans le Moyen Atlas, le serdal est un frontal fait de pièces de monnaie et de bâtons de corail, cousus sur un bandeau de laine ou de soie.
Bijoux "de poitrine"
Plaques d'or enchâssées de pierres, ou larges colliers en dégradés formés de rosaces assemblées par des boules en or
Le lebba
Collier très ancien fait de longs pendants couvrant la poitrine, et le taj diadème composé de plaques décorées s'articulant sur des chaînettes ou des charnières, ou bien posées sur un bandeau enrichi de perles, parent l'épouse dans les grands mariages.


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Le bijou Amazigh

Depuis l'antiquité, dans tout son art, il reflète l'histoire de cette grande civilisation. Sa fabrication est toujours faite selon deux techniques. La première consiste en le moulage et le découpage du bijou ; elle est répandue dans toute l'Afrique du Nord. La deuxième, la bijouterie émaillée, introduit les pierres (ambre, corail, verroterie, etc.) ; on ne la trouve que dans trois régions : A Tiznit, en grande Kabylie et enfin à Moknine et à Djerba (Tunisie).

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L'orfèvrerie nord-africaine, s'étant d'abord développée dans le monde rural, a principalement utilisé l'argent. A l'origine un choix économique, l'argent est devenu la caractéristique du bijou amazigh. On définit généralement un bijou comme étant un "petit objet précieux" (Petit Robert), mais le bijou amazigh se distingue à tel point qu'il ne rentre pas dans cette définition. Il est effectivement souvent de grande taille et frôle parfois l'exagération. D'ailleurs certaines pièces sont d'autant plus appréciées qu'elles atteignent des dimensions considérables. Par exemple les fibules (Tizêrzâi) souvent "triangulaires, ont une tête démesurément élargie" et peuvent peser plus de un kilogramme. "Les broches circulaires de Kabylie (Tabzimt) ont [un très grand diamètre] et pèsent jusqu'à huit cents grammes" (Berbères aux marges de l'histoire, G. Camps).

Les pierres dans le bijou ne viennent pas seulement pour le rehausser, mais elles en constituent parfois la pièce principale, c'est notamment le cas des pierres d'ambre (Luban) dans les colliers. Les femmes amazighes se parent de la tête aux pieds. Elles portent presque toujours les bijoux par paires. Ainsi la démesure n'est pas seulement dans la dimension mais également dans la quantité. On le remarque chez la jeune mariée, dont le trousseau peut renfermer jusqu'à plusieurs coffre de bijoux. A la quantité s'ajoute la diversité. Il est vrai qu'il existe plusieurs sortes d'accessoires. Les boucles d'oreilles, que l'on retrouve dans toutes les civilisations, ont une grande importance chez les Imazighen. La femme les porte à différents niveaux de l'oreille, d'où les différents types : Douah, Boukanat, Tixrsin... Les bracelets se portent toujours par paires. Ce sont soit des simples anneaux d'argent (Abzg), soit des anneaux plus larges, incrustés de pierres et se fermant par une chaînette (Tanbailt). Chez les Touaregs, l'héritage de leurs ancêtres est plus marqué. Les bracelets sont ainsi en une pierre, la stéatite. Dans la région de l'Adrar Air, les hommes travaillent la pierre quasiment sur son lieu d'extraction. Quant aux colliers, ils sont d'une grande beauté ; très chargés, ils recouvrent toute la poitrine. Au Maroc, ils se composent de grosses pierres d'ambre (Luban) qui leur donnent encore plus de force et de lourdeur. Ils peuvent également être constitués de clous de girofle ou de pâtes parfumées. Les fibules (déjà citées) et les chevalières (axellal) sont des bijoux typiquement amazighes. Le front est lui garni par tazra qui met en valeur les yeux comme le visage.

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Plus qu'un objet ornemental pour la femme, le bijou est son seul véritable patrimoine. Il peut également avoir un rôle sacré et prophylactique (qui protège des maladies : luban, talismans, etc.) Il est communément décrit comme étant essentiellement en argent, mais il convient de préciser que dans le monde urbain, notamment sous le règne de Yuba II, les femmes portaient uniquement des bijoux en or. L'orfèvrerie amazighe est un art-artisanat, qui sculpte le métal lui donnant des formes presque magiques aux couleurs vives. Ainsi le bijou amazigh dans toute sa splendeur, sa diversité et sa force a su défier le temps.

Source : TamaZight.biz

par Kinou publié dans : Art et culture
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Jeudi 18 octobre 2007


Henné et croyances populaires berbères.

Le henné à un double langage, celui de la séduction et de la magie à travers les différents rituels. Sa pratique fascine, enchante notre société depuis la nuit des temps. Il fait partie intégrante de la vie traditionnelle...

Historique :

Le henné serait originaire d’une région allant du sud de l’Iran et de Mésopotamie au Bélouchistan. Il aurait suivi la migration des peuples ; il serait arrivé dès l’Antiquité en Inde du nord, puis vers l’ouest de la Syrie et terminé en Egypte. En effet, les Egyptiens anciens le connaissait, comme en témoigne la momie de Ramsès II dont les mains et les pieds en étaient couvert. Durant cette période le henné était apprécié plus particulièrement pour ses propriétés odorantes, et pour ses valeurs médicinales.
L’utilisation du henné est donc très ancienne, même s’il est associé le plus souvent à l’Islam de nos jours. Le rituel qui a le plus de valeur symbolique reste celui de « la nuit du henné » consacré à la cérémonie du mariage. Le henné est l’un des arbres du paradis pour l’ensemble du monde musulman. Cette plante se récolte dès qu’elle arrive à maturité. On ne la coupe pas, on l’effeuille, puis on le fait sécher à l’abri du vent et à l’ombre ; le soleil lui ferait perdre toute sa puissance. Actuellement, il est l’objet de tractations commerciales importantes entre les oasis productrices.

Attributs :

Le henné à un double langage, celui de la séduction et de la magie à travers les différents rituels. Sa pratique fascine, enchante notre société depuis la nuit des temps. Il fait partie intégrante de la vie traditionnelle. On peut exceptionnellement lui prêter un rôle obscur dans le domaine de la magie noire. Le henné est peuplé de légendes qui transforment tout en histoires fantastiques, ces croyances perpétuent la mémoire d’une culture. Mais, sa principale vertu est de protéger l’individu, de former un rempart entre le corps qui en est enduit et ces éléments extérieurs nuisibles que sont les démons, le mauvais œil ou la maladie. Le henné sert aussi de parure, et embellit celle qui le porte, de ce fait il accroît la séduction féminine et risque d’attirer le mauvais œil.
Les femmes principales utilisatrices du henné se nourrissent de croyances populaires, elles y puisent la force et le courage d’affronter les vicissitudes du foyer conjugal. Le henné est un lien magique qui les protège, les aide et leur apporte le rêve. Les femmes en particulier, ont différentes raisons de se protéger contre le mauvais œil, la vengeance, la jalousie etc..
Pour ce protéger elles font des offrandes de protection en déposant dans une assiette du « harmel* » (graine séchée utilisée contre le mauvais œil), l’Alun (pierre qui protège) et le sel auprès du bon génie secourable.
Contre les mauvaises influences de la foule Nass el kanoun, elles jettent du « harmel* » au devant de leurs pas et par dessus leurs épaules en pronon9ant ces mots : « Bismi Allah ( Au nom de dieu), ainsi le mauvais sort est conjuré.

Rites et Coutumes :

Il existe de nombreux rites associés au Henné.

– le rite du mariage :

La mariée est coiffée la jour du mariage par une femme heureuse, n’ayant pas de rivale. Après avoir reçu une application de Henné, les cheveux sont tressés, enserrés dans un anneau d’argent, symbole de pureté. La Hennayat casse un œuf sur sa tête, symbole de la fécondité, en nouant les cheveux, elle y introduit deux dattes enduites de miel, symbole du bonheur.

– le rite à la naissance et au baptême : circoncision :

La mère du petit circoncis tresse ses cheveux enduits de Henné et les attache avec un bracelet et une loubana, contre le mauvais œil. Elle sera protégée en recevant une pièce en argent et une bourse de harmel. A la naissance, les femmes perpétuent un rituel magique qui protègera la mère et l’enfant. Les ingrédients utilisés pour ce rituel sont les poudres composées de Henné et de harmel* qui accompagnent l’enfant jusqu’au quarantième jour. Lorsque le nouveau né apparaît, on dépose sur le cordon lié, un baume composé de farine et de Henné afin qu’il soit riche et bon. Après l’avoir purifié on le roule dans la poudre de henné. Le jour de la pose du henné est sacré, c’est une bénédiction divine, il prélude au rite de la circoncision.
Même si aujourd’hui, cette cérémonie revêt moins d’importance auprès des jeunes générations ; les coutumes perdurent et le henné garde une place de choix pour les rituels du mariage, du baptême et de la circoncision.

* le harmel est une graine séchée, utilisée contre le mauvais œil

Symboles :

– Le cercle, symbole de l'absolu.
– Les rosaces Les rosaces forment des triangles dont la pointe en haut symbolise le feu, la virilité ; la pointe en bas évoque l'eau et symbolise la féminité.
– Le point Le centre, l'origine, le foyer. Succession de points Poussée de l'intérieur vers l'extérieur.
– La spirale La spirale symbolise l'harmonie ; elle exprime le devenir et l'éternel retour. Elle est liée à l'ensemble lune, eau, fécondité, sexe féminin. Elle contient l'ensemble des valeurs féminines trop longtemps négligées dans les sociétés patriarcales. La composition du graphisme a pour effet de créer l'harmonie.
– Le trait vertical Cette lettre se prononce En ou Anou 5, symbolise le souffle de Dieu, source primordiale de la vie. Le trait représenterait un éperon planté en terre, premier objet que les hommes ont adoré dans les temps anciens.
– Deux traits Ce deuxième signe est nommé Ila, Dieu suprême, maître omniprésent des Numides. Les deux traits symbolisent le dualisme qui anime chaque être ; le bien et le mal, le beau et le laid etc...
– Le croissant lunaire Il se prononce Iemme ; tracé rectiligne du croissant, il est la matière qui naît, grandit et meurt.
– Le carré Le carré est l'extension du croissant lunaire. Il se prononce Ieru, Dieu des Libyens qui n'offraient des sacrifices qu'à la lune.
– Le point au milieu du carré L'extension du point dans un carré est la manifestation éclatante des rayons solaires. Il se prononce Less, le dieu soleil chez les Berbères.
– Le 3 à l'envers se prononce i, c'est un signe fort, éclatant, il frappe à tout moment l'homme frêle, sans donner le moindre indice préalable.
– Le signe + Se prononce lette, symbolise l'étoile la plus brillante, perdue dans le firmament, elle est l'unique oeil de Dieu et le phare qui permet à l'homme de s'orienter. Ce huitième signe symbolise la porte originelle ; c'est le iedd des Numides, déesse nourricière.
– La croix L'idéogramme représente les deux bras ou les deux jambes et signifie l'activité supra-humaine ; il se prononce g ou k.
– Deux carrés superposés L'idéogramme représente la malédiction et serait l'envoi de Dieu pour punir et détruire le méchant. Ces symboles traduisent l'inconscient collectif où sont enfouis l'angoisse, le désir, le non-dit. A la faveur de l'art plastique, les artistes cherchent, à travers leur quête de l'absolu, à faire émerger des ténèbres, la lumière révélant l'essence divine et leur propre identité. Les symboles dessinés au henné ont une résonance en chaque être et un impact certain dans la société islamisée.


L’APPROCHE SOINS ET BEAUTE DU HENNÉ


Le henné (Lawsonia Inermis ou Lawsonia ALBA) appartient à la famille des lythracées ; c'est un arbuste aux rameaux gris très clairs qui donne de jolies fleurs blanches au parfum agréable qui rappelle le réséda.
Le henné est extrait de ses feuilles après avoir été séchées et pulvérisées. Connue surtout comme colorant corporel et capillaire d'origine naturelle, sa renommée a grandi au cours des siècles. On a tendance à oublier trop souvent que le henné est aussi un antifongique, un antiseptique et un antisudoral. On le met non seulement sur les cheveux pour leur donner cette chaude coloration cuivrée, mais aussi sur la plante des pieds, la paume des mains, les ongles et parfois les lèvres. Les femmes orientales mélangent les feuilles séchées et réduites en poudre avec de l'eau chaude additionnée de jus de citron, de fleur d'oranger ou d’eau de rose, obtenant ainsi un pâte onctueuse et parfumée qu'elles s’appliquent.


Rappelons que le henné n'a pas pour but exclusif de "colorer" ; c'est aussi un excellent fortifiant pour les cheveux, le cuir chevelu, et la peau en général. Nous voulons parler bien sûr du "véritable henné naturel".
Nous vous le recommandons aussi pour les soins des pieds (voûte plantaire) été comme hiver, contre la transpiration, mais aussi pour faire respirer la peau, éviter les mycoses. On peut le confectionner comme une pâte en mettant de l'huile d'olive ou quelques gouttes d'huiles essentielles (sauge, citron, eucalyptus).


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                                            Feuilles et fruits de henné


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                            La mariée est prête pour la cérémonie du henné

par Kinou publié dans : Art et culture
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Mercredi 17 octobre 2007


La fausse piste marocaine dans l'affaire Maddie, la fillette britannique disparue en mai dernier au Portugal, a permis aux Espagnols de découvrir qu'il y a des Marocains aux cheveux blonds et aux yeux clairs !

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"Des journalistes britanniques se sont rendus à Zinat (près de Tétouan) et ont vu la fillette qui s'appelle Bouchra Benaïssa. Elle est marocaine, âgée de deux ans et vit avec ses parents fermiers. En plus, Bouchra est blonde et a la peau claire comme beaucoup de berbères", écrit le correspondant du journal "El Pais" au Portugal.

Presque tous les journaux espagnols, à l'exception d'El Pais, ont publié la photo d'une fillette blonde au dos de sa mère, prise à Zinat par une touriste espagnole qui a cru avoir trouvé la piste de Maddie, que les détectives privés engagés par la famille McCann n'ont pas pu découvrir. La touriste espagnole qui a été derrière cette fausse piste ne croit toujours pas qu'il pourrait s'agir d'une fillette marocaine.

"Quand j'ai entendu dire que des témoins ont vu Maddie au Maroc, j'ai envoyé à la police la photo que j'ai prise de cette fillette blonde, à la peau claire et aux yeux bleus. Même s'il ne s'agit pas de Maddie, il s'agirait d'une autre fille" qui ne peut pas être marocaine, a déclaré mercredi soir à une télévision espagnole Clara Torres, la touriste espagnole auteur de la photo.

Selon des informations fournies par la police portugaise, plus de 2.500 fausses pistes ont été signalées depuis la disparition surmédiatisée le 3 mai dernier de la fillette britannique Maddie McCann, alors qu'elle passait des vacances en compagnie de ses parents dans un village touristique dans le sud du Portugal. Pour mener leur campagne médiatique à travers le monde, Kate et Garry McCann ont bénéficié d'un budget de 1,4 million d'euros, d'un appui indéfectible du gouvernement britannique, mais ce qui attise l'appétit des "faux indics" ce sont les 3,5 millions d'euros de récompense offerts par de riches hommes d'affaires à ceux qui aideraient à retrouver les traces de la petite Maddie.

"Finalement cette fausse piste aura servi au moins à battre en brèche l'idée que le Maroc était un pays de 'bruns'. Dans plusieurs régions du Maroc, notamment dans le nord du pays, l'on peut croiser des personnes à la peau blanche, aux cheveux blonds et aux yeux clairs, comme s'ils étaient des Britanniques", commente pour sa part le journal El Mundo.

Des journalistes de la télévision catalane TV3, qui s'étaient rendus mardi au village Zinat pour vérifier si la fillette de la photo qui a fait le tour du monde était Maddie McCann, ont déclaré à la presse qu'ils n'ont pas pu croire leurs yeux quand ils ont vu la petite Bouchra Benaïssa dans les bras de sa maman.

"C'était une fillette blonde, d'aspect européen, aux yeux bleus, à la peau claire mais bronzée. C'était la fille de la photo, celle des journaux télévisés, celles des quotidiens mais pas Madeleine McCann", ont ils déclaré après avoir rencontré la famille Benaissa, médiatisée malgré elle.

Source : tamazight.biz

Soyons sûrs qu'il n'y a pas que les Espagnols qui découvrent le monde à cette occasion ...
Cette "brave" dame qui n'imaginait pas un instant que des Marocains puissent avoir la peau blanche, les cheveux blonds et les yeux bleus...  Formatage de base, pure bêtise, étroitesse d'esprit. Les préjugés ont la peau dure : les Suisses sont lents, les Belges bêtes ( les Espagnols aussi visiblement ), les Ecossais radins, les Africains équipés comme des poneys, les coiffeurs homosexuels et J.M. le Pen est démocrate... Pincez-moi... merci !

par Kinou publié dans : Art et culture
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