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Fati-Rose / Kinou

  

Où l'on parle un peu de moi, de ma princesse berbère, et du Maroc avant tout... Mais pas seulement !




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Essaouira              Marrakech                  Safi                   Ouarzazate

TEXTE DU JOUR



Le bonheur ne s'écrit pas, il est comme les étoiles filantes :
celui qui ne le voit pas ne le verra jamais.


Hafid Aggoune



Jeudi 25 octobre 2007


Hier en visitant un blog ami comme je le fais chaque jour, j'ai trouvé un énième questionnaire de Proust, aux réponses pour une fois un peu originales, je dois dire, pas du genre : mon rêve de bonheur = la paix sur la terre... 
Je m'étais proposé il ya peu de me prêter ici au jeu du "j'aime, j'aime pas". Finalement, je me suis risqué à répondre à ce questionnaire le plus sincérement et le plus simplement possible, et ce fut une épreuve !

Je vous invite à tenter l'expérience, sans prendre deux jours de réflexion pour chaque réponse, c'est un exercice étrange...

 



Le principal trait de mon caractère

Hypersensibilité et altérité ( je n'arrive pas à choisir )

Ma qualité préférée chez un homme

La lucidité

Ma qualité préférée chez une femme

Sensualité et élégance ( surtout celle de l'âme )

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis

Sincérité, indulgence et discrétion

Mon principal défaut

J'en ai deux : mes doutes et ma mémoire ( trop de mémoire ! )

Mon occupation préférée

Tenter de ne plus me prendre la tête

Mon rêve de bonheur

Réussir à ne plus me prendre la tête !

Quel serait mon plus grand malheur

Perdre la capacité d'aimer

Ce que je voudrais être

Ce que je suis profondément et que les autres ne voient pas

Le pays où je voudrais vivre

Celui où quelqu'un m'aime et m'attend

La couleur que je préfère

Je préfère les mélanges de couleurs

La fleur que j'aime

La Belle de Nuit, par compassion pour sa solitude

L'oiseau que je préfère

Le guêpier ( pour la guêpière ! )

Mes auteurs favoris en prose

Maupassant, Cavanna, Coelho, Ben Jelloun

Mes poètes favoris

Baudelaire, Musset, Faty...

Mes héros de fiction

Don Quichotte, Aragorn

Mes héroïnes de fiction

Tartine Mariol - tant pis pour les moins de 40 ans ;-)

Mes compositeurs classiques préférés

Vivaldi, Haydn, Bach

Mes peintres favoris

Courbet, Caillebote, Degas, Renoir, il y en a trop ...

Mes héros dans la vie

Tous ceux qui bousculent les conventions pour rester libre, juste un peu

Ce que je déteste par dessus tout

L'argent, rien que l'écrire me donne la gerbe

Le don de la nature que je voudrais avoir

Détecter le mensonge chez autrui

Comment j'aimerais mourir

En ne peinant personne

Etat présent de mon esprit

Pffft, si seulement je savais !

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence

La jalousie ( sans excès ) et les fautes de goût, qui partent d'un jugement tellement subjectif

Ma devise ( si je devais en avoir une )

Juger c'est se tromper
par Kinou publié dans : Digressions
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Mercredi 24 octobre 2007


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Je sais, ça veut pas dire grand chose. Je sais, ça fait genre je me la pète ( c'est à la mode ). Je sais, ça va pas durer. Je sais, j'y suis pour rien, c'est le lecteur qui décide. Je sais, je sais, je sais, so what ? 
C'est légitime, d'être satisfait d'une première place, non ?

Quoiqu'il en soit : MERCI ... !

par Kinou publié dans : Digressions
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Mardi 23 octobre 2007

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Petit âne. En dépit des efforts étranges de ton maître en matière d’ornement, rien ne semble pouvoir faire lever ces tristes yeux. Comme je te comprends ; tu as depuis longtemps cessé d’être émerveillé par les rivages éternellement croisés, cette plage, et ces routes asphaltées. C’est là que tu uses en d’identiques allers-retours tes sabots abîmés, que tu suggères ton trottinement aux sourires des enfants d‘Europe aux dents bien blanches. Ils ne sont guère compatissant, ont parfois le geste un peu lourd. Je suppose que tu t’en moque, ton dos poussiéreux connaît davantage le bâton que la caresse.
Là où la présence de tes congénères est justifiée par la dureté du terrain, ou l’aide à des travaux ingrats, toi tu es l’artifice, la caution versée par ton maître au pittoresque et à l’exotisme.
Tu as l’air bien nourri, tu es probablement sa plus grande richesse, son unique moyen de transport et sa seule compagnie. Tes besaces loqueteuses sont pleines de bricoles que le vieil homme posé sur ton dos nous propose comme si sa vie en dépendait. Et je crois bien, justement, que sa vie en dépend.
Nous étions assis pour déjeuner, nous lui avons acheté une petite boite à bijoux recouverte d’ambre, il a offert à Faty une unique boucle d’oreille … Cette vente lui a permis de s’asseoir deux tables plus loin pour se nourrir.
Est-ce que ça rend la condition de son âne plus tolérable ? Sans doute, ce sont deux frères de misère, deux âmes du Maroc, aux mêmes yeux sans joie.
Désolé pour cette photo, petit âne. Pour me faire un peu pardonner, je t’offre cet instant de labeur à écrire ces lignes, ton petit instant de célébrité…

par Kinou publié dans : Humeurs
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